Donner l'info sur le Web …

Faudra-t-il payer un timbre pour envoyer un e-mail à partir du 1er janvier 2012 ? La réforme, annoncée dans un canular empruntant le logo de la Poste, a soulevé l’inquiétude d’un sénateur UMP. Mais Bill Gates lui-même avait lancé cette idée il y a de nombreuses années.

Mise à jour : Par une rapidité inhabituelle, Bercy a répondu au sénateur Lenoir en lui confirmant jeudi dernier que « le Gouvernement n’a évidemment aucune intention de remettre en cause la gratuité des envois électroniques« . Il confirme que « la rumeur de création d’un « timbre électronique » à compter du 1er janvier 2012 est un canular circulant sur Internet« .

Article du 14 novembre 2011 –

Timbre électronique

Le sénateur Jean-Claude Lenoir (UMP) est inquiet pour l’avenir des communications électroniques, et on le serait à moins à la lecture de la question qu’il a posée au ministère de l’économie numérique d’Eric Besson. L’élu de l’Orne relaye en effet « l’inquiétude de nombreux internautes en réaction aux informations qui circulent concernant la création prochaine d’un timbre numérique dont il serait nécessaire de s’acquitter, à compter du 1er janvier 2012, pour tout envoi de courriel« . Il demande à Bercy s’il est effectivement envisagé « de remettre en cause la gratuité des envois électroniques« .

Avouons que nous sommes tombés de notre chaise en lisant une telle question. Le projet du timbre numérique nous avait totalement échappé. Recherches faites, c’est en fait un faux communiqué portant la signature de la Poste qui a propagé cette rumeur, comme l’explique Hoaxbuster. Le site spécialisé dans le démontage des canulars explique que le communiqué est en fait une version modifiée d’un article publié pour le 1er avril par le site Developpez.com. « L’auteur du document, un mystérieux JFG à en croire les propriétés du fichier, a tout simplement recopié le texte de developpez.com le 20 septembre 2011 sur son logiciel de traitement de texte favori, a modifié les dates pour le réactualiser puis a collé en haut à gauche le logo de La Poste pour faire plus vrai« , explique-t-il. « Tous les ingrédients du bon hoax, celui qui va circuler longtemps, sont ici réunis : de grosses entreprises qui représentent le capital, le pouvoir (La Poste, Google) ; une taxe de plus qui va grever le porte-monnaie des honnêtes citoyens et un « communiqué officiel », gage d’authenticité de l’information« .

Evidemment, aucune taxe sur les e-mails n’est sérieusement à l’étude, même si l’idée a plusieurs fois été évoquée, y compris par des gens très sérieux. Il ne s’agissait pas alors d’assainir les finances publiques ou de lutter contre une concurrence déloyale faite à la Poste, mais plutôt de lutter contre le spam. En effet, si payer 0,01 euros par mail est indolore pour la plupart des consommateurs et entreprises, le même tarif deviendrait insupportable pour les spammeurs qui envoient des e-mails par millions. Cette idée avait été avancée par Bill Gates lui-même en 2004, et Yahoo l’avait remise au gout du jour en 2009, en annonçant le lancement futur de l’initiative CentMail… qui attend toujours d’être lancée.

Cet article parti d’un canular a fait le tour du Web et à ainsi effrayer les internautes ! Mais info ou intox, ce projet d’e-mail payant à déjà effleuré la tête de certains, à méditer …

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Les Blogs, une valeur sure ?

  • Quel potentiel pour les blogs ?

En France il existe 15 à 20 millions de blogs selon une source Over-blog n°1 avec 1,5 M en 2010 avec plus de 35 millions de visiteurs / mois.

Cependant nous remarquons que le nombre de création est en baisse même si celle-ci reste boostés par le micro-blogging et les réseaux.

C’est pourquoi les blogs permettent d’améliorer fortement son référencement, de parler plus librement avec ses utilisateurs. Mais c’est également un outil qui permet de recruter des prospects. En outre, les blogs présentent plusieurs avantages comme la gratuité ou encore la possibilité de réseauter via le Web.

Le blog a donc deux aspects : L’idée que l’on puisse s’exprimer librement, facilement et rapidement. La seconde idée consiste à se faire connaître sur le web, ceux-ci peut s’inscrire dans une démarche commerciale pour une entreprise par exemple.

Intérêts des blogs :

Un blog doit se démarquer de par son contenu. En effet, il doit apporter de la valeur ajoutée pour un internaute. De par la possibilité de poster ou de lire des commentaires, il doit être source d’apports supplémentaires par rapport au information que l’on peut trouver sur le web.

Pour cela il s’agit de publier régulièrement en utilisant des mots clés et surtout en tenant compte des commentaires des internautes qui seront venus sur le blog.

C’est un véritable lieu d’échange collaboratif et participatif entre les visiteurs du blog et son rédacteur …

  • Quelles contraintes ?

Cependant il faut savoir qu’administrer un blog prend du temps : c’est environ 2 h minimum de travail par semaine … ou plutôt 1 h par jour pour des résultats rapides.

Ensuite il ne faut pas être pressé, des résultats corrects (fréquentation du blog, référencement …) arrive sur le long terme (après 3 à 5 mois)

Les blogs … pas si simple, l’union fait la force …

Exemple les blogosphères qui permette de crédibiliser un blog

Quelques astuces pour bloguer efficace :

  • Le guest posting : faire connaître son blog
  • L’interview permet de se démarquer par rapport à ce qu’un internaute peut trouver sur les moteurs de recherche.
  • Passer 50% de son temps à faire sa promo, et 50% à écrire.

  1. Réfléchir à son offre, à sa cible et sa date d’envoi
  2. Définir ce que doit faire l’internaute (bouton action, offre limitée …)
  3. Rédiger le message et l’objet
  4. Réaliser le message ou prendre un modèle
  5. Teste le message dans sa boite, et dans plusieurs boites.
  6. Passer son message au filtre Spam
  7. Extraite son fichier et faire un test sur sa boite avant l’envoi
  8. Faire un Split test sur une partie de la cible (Date et heures / Objets)
  9. Analyser les retours grâce au code campagne (Ouvreurs, Cliqueurs, Désabonnements)
  10. Modifier la campagne pour l’adapter aux retours
  11. Renvoyer une campagne aux non ouvreurs
  12. Analyser les désabonnements, la satisfaction

Les astuces pour doper un e-mailing :

  • Faire une relance sur les non ouvreurs avec un intitulé diffèrent
  • Envoyer un message avec un « Re » puis le message
  • Envoyer un message tout en texte façon « promo »
  • Personnaliser l’objet du message avec le nom de la personne
  • Historiser ses e-mails et repartir de celui-ci  pour répondre à son interlocuteur
  • Relancer les inactifs avec une offre irrésistible ou une accroche originale
  • Demander dès le départ à vos clients et prospects de vous ajouter ou de regarder dans leur boite email SPAM
  • Changer de service d’e-mailing pour alterner les communications et passer les filtres antispams
  • Mettre de la vidéo via une image cliquable
  • Mettre un bouton d’action : panier ou call back à relancer dans les 24h
  • Une date booste dans le cas d’un e-mail promotionnel

Les répondeurs automatiques

Les bénéfices :

  • Gérer le cycle de vie de ses clients & prospects
  • Programmer l’envoi automatique de message
  • Gérer les comportements des internautes
  • Ajouter au fur et à mesure des emails
  • Analyser les comportements et optimiser le rythme de ses messages
  • Envoyer des communications ponctuelles

L’e-mailing a aujourd’hui un taux moyen d’ouverture de 20 %. De plus en plus utilisé de nos jours, il est aujourd’hui de plus en plus banalisé ce qui le rend moins attractif qu’avant.

A savoir que les 2 principaux critères d’ouverture d’e-mails varie en fonction de l’expéditeur : avoir son nom et son prénom plutôt qu’une adresse en @contact.com ou autre. Il faut également que se ne soit pas tout le temps le même expéditeur.

L’objet du message doit être basé comme dans un communiqué de presse : à savoir qu’il faut accrocher dans l’objet de l’e-mail afin que le destinataire l’ouvre.

Chiffres clés des e-mails

Nombre d’utilisateurs :

  • Monde : 2 milliards en 2011. Prévision pour fin 2015 : 2.6 milliards (Radicati Group, mai 2011)

Nombre de comptes e-mail

  • Monde : 3.1 milliards en 2011. Prévision pour fin 2015 : 4.1 milliards
  • 75 % des comptes sont personnels, 25 % professionnels (Radicati Group, mai 2011)
  • France : 68 millions de boîtes utilisées habituellement (ContactLab, 2011, base déclarative)

Nombre de mails envoyés chaque jour

  • Monde : 294 milliards
    en 2010, dont spam. Prévision pour 2013 : 507 milliards
    (Radicati Group, avril 2010)
  • Monde : 39.7 milliards
    de personne à personne (hors spam donc)
    (IDC, 2007)
  • France : 1,4 milliard (hors spam). Un internaute français reçoit en moyenne 39 e-mails par jour.
    (ContactLab, 2011, base déclarative)

Nombre d’adresses e-mail par Internaute

En France, les internautes ont en moyenne 2 adresses e-mail mais 46% déclarent n’en avoir qu’une seule. 61% des autres privilégient une adresse principale, à 85% ancienne de plus de 2 ans.

(Etude SNCD – EMA 2010. Consulter également la présentation détaillée de l’étude 2008 sur Email Way)

Les principales messageries

1.
Hotmail
350 millions
d’utilisateurs
2.
Yahoo! Mail
310 millions
d’utilisateurs
3.
Gmail
260 millions
d’utilisateurs

(monde, source comScore, septembre 2011)

L’usage de l’e-mail

Après la consultation des sites Web, l’e-mail se classe en deuxième position des services les plus utilisés sur Internet.

Le webmail est le moyen privilégié pour consulter les e-mails (44 %). Viennent ensuite le logiciel de messagerie (33 %) et le mobile (23 %).
(Return Path –  novembre 2011)

Ce que pensent les internautes français de l’e-mail
Utilisent plus souvent l’e-mail que le courrier traditionnel
59 %
Ecrivent plus souvent depuis qu’ils utilisent l’e-mail
64 %
Estiment que par rapport au courrier postal le texte des e-mails est plus court
66 %
Estiment que par rapport au courrier postal l’e-mail est plus familier
73 %
Demandent en premier aux nouvelles connaissances leur e-mail
85 %
Taylor Nelson/Sofres pour MSN – janvier 2003

L’e-mail en entreprise

72 courriels sont reçus et 33 sont envoyés en moyenne par jour en entreprise par chaque collaborateur. Seuls 14 messages sont identifiés par les usagers comme étant du spam. (Radicati Group, mai 2011)

Les courriers électroniques augmentent sensiblement le volume des communications dans l’entreprise. En France, même si le courrier électronique progresse (21 e-mails quotidiens), le téléphone arrive encore en tête avec 41 communications par jour.

En revanche, aux Etats-Unis, le courrier électronique est devenu, pour la première fois, l’outil principal. Au Royaume-Uni, il a progressé en un an de 50 %.
(Enquête réalisée par Gallup et The Institute For the Future auprès de 500 grandes entreprises françaises, allemandes, britanniques, américaines et canadiennes.)

L’abondance des messages à un effet pervers sur le salarié. 43 % des salariés français sont interrompus au moins toutes les dix minutes et 31 % avouent être distraits dans leur travail. (Créfac)

72 % des Américains consultent leur courrier électronique professionnel en dehors des heures de bureau. (Xobni, septembre 2010)

Source : http://www.arobase.org/culture/chiffres-email.htm

 La Newsletter

Concevoir une newsletter performante ne dépend pas seulement des contenus. L’ergonomie et la maquette jouent également un rôle crucial. Cinq conseils pour améliorer la lisibilité de ses informations.

Dans un environnement où les boîtes électroniques sont surchargées par les spams, les courriers promotionnels ou encore les scams, la visibilité des newsletters légitimes peut-être fortement compromise. Pire encore, les fonctionnalités de certains logiciels de messagerie, comme le blocage des images, peut altérer considérablement la lisibilité des lettres d’informations. Enfin, l’oeil des internautes devient de plus en plus sélectif et le temps consacré à la lecture des newsletters de plus en plus réduit.

Comment, dans ce contexte, parvenir à capter l’intérêt des internautes et faire en sorte qu’ils identifient très vite l’émetteur ainsi que les contenus importants ? Quelles règles faut-il respecter pour faciliter la lecture des informations transmises ? Comment contourner les pièges des logiciels de messagerie ? Cinq règles élémentaires afin d’optimiser l’ergonomie de sa newsletter avec Laure Sauvage, consultante « usabilité » au sein de Benchmark Group.

 

1 – Valoriser les contenus stratégiques

Pour capter l’intérêt des lecteurs et exploiter au mieux l’espace fourni par la fenêtre de prévisualisation des logiciels de messagerie, les informations jugées stratégiques pour l’entreprise ou susceptibles d’intéresser le plus les abonnés doivent être impérativement placées tout en haut de la newsletter.

A l’inverse, il vaut mieux éviter de mettre de la publicité tout en haut de la newsletter. De même, capter l’intérêt des lecteurs ne signifie pas forcément surcharger la lettre d’information par des formats animés. Certes, ils attireront l’attention, mais ils peuvent également être assimilés à de la publicité, risquant de décrédibiliser le contenu de la newsletter et, plus largement, d’éclipser les informations importantes.

 

2 – Faciliter l’identification de l’émetteur

Afin d’être facilement identifié par l’abonné et augmenter ainsi ses chances d’être lu, il est très important d’intégrer tous les éléments d’identification de l’entreprise en haut de la lettre d’information. Logos, baseline, bandeau, etc., doivent figurer en bonne place sur la newsletter. De même, il est préférable que celle-ci reprenne les principaux éléments de la charte graphique utilisée par le site : couleurs, typographie, etc. Ce qui ne signifie pas pour autant qu’il est interdit d’innover. Mais il est important de ne pas bouleverser tous les repères.

 

Enfin, si l’objectif de la newsletter est de favoriser les échanges avec les internautes, il peut être intéressant de placer au sommet de celle-ci un lien les invitant, pour toutes questions, à cliquer pour contacter directement l’entreprise.

 

3 – Ecrire concis, mais explicite

La newsletter, comme la page d’accueil d’un site, ne doit être ni trop longue, ni trop chargée. Mais elle ne doit pas être vide pour autant avec un seul lien redirigeant vers le site émetteur pour consulter les contenus.

De fait, les liens doivent eux aussi être très visibles. Dans l’idéal, ceux-ci devraient tous être positionnés à droite, car cette partie de l’écran est celle vers laquelle se dirige en premier l’oeil de l’internaute. De même, ils doivent être explicites : c’est-à-dire soulignés lorsque le public de la newsletter n’est pas très averti, et en rapport direct avec le contenu qu’ils accompagnent.

 

4 – Jouer avec les zones froides et chaudes

Comme la page d’accueil d’un site, la lecture d’une newsletter sur écran comprend ses zones froides et chaudes. En raison de l’étroitesse de ce format, il n’est pas conseillé de le diviser en plus de deux colonnes. L’oeil étant attiré naturellement vers la droite de l’écran, les contenus importants devront obligatoirement être placés en colonne de droite. Celle de gauche, moins visible, pourra accueillir les sondages, la rubrique « contactez-nous », les informations personnelles de l’abonné ou encore les contenus plus promotionnels.

 

5 – Attention aux photos

 

Si les images permettent d’illustrer les contenus et d’attirer l’attention des lecteurs, leur usage implique le respect de quelques règles élémentaires. Toutes les photos doivent être cliquables et renvoyer vers les articles ou les fiches produits sur le site qu’elles illustrent. Si elles sont particulièrement importantes, elles doivent de préférence être placées à droite, car elles seront plus visibles qu’à gauche. Enfin, si elles occupent le sommet de la newsletter, il est préférable de les accompagner de texte afin que l’internaute puisse se rendre compte tout de même du contenu de la newsletter si les images sont bloquées par son logiciel de messagerie.

L’e-mail, la base indispensable

L’e-mail, la seule coordonnée fixe de votre lecteur :

  • C’est vous qui décidez de la périodicité
  • Communiquer régulièrement
  • Périodicité mensuelle préconisée

Les flux RSS : L’internaute lit les actualités dans un lecteur

  • Information en « Pull »
  • Pas de contrôle sur l’abonné
  • Pas forcément inclus dans le site Internet

Mais plus « confortable » pour l’internaute !

L’e-mail doit être une priorité, mais on peut proposer en alternative les flux RSS

La e-reputation

A l’heure du Web 2.0, il existe de nombreuses façons de donner de l’information sur le web. Mais un des principaux avantages concurrentiels reste la pertinence des informations afin de se démarquer de la concurrence et être porteur de valeur ajoutée pour les internautes que se soit en B to B ou en B to C.

De nos jours, gérer son identité sur la toile est indispensable, pour les entreprises d’autant plus lorsqu’on est une entreprise. Ces dernières années, les pratiques ont évolué et il est devenu commun de faire des recherches sur Internet au sujet d’un(e) entreprise/fournisseur/prestataire potentiel afin de vérifier son sérieux et son professionnalisme.

Contrôler sa e-réputation, observer ce que les autres consommateurs disent, de voir les commentaires sur leurs produits laisser sur des forums, une entreprise doit donc être vigilante sur les informations qu’elle laisse sur le web sachant qu’elle ne peut pas contrôler toutes ces informations. Elle doit donc intégrer ces données pour que son image n’en pâtisse pas.

Savoir qui donne l’information, de quelle façon et comment ? Se sont trois points clés de la réussite lorsque l’on donne de l’information sur le Web que se soit sur les blogs, sur les sites.

Ce sentiment de crédibilité est indispensable pour une entreprise envers ses clients ou ses partenaires afin d’être loyale et transparente.

1 – Enregistrez vite votre nom de domaine.e-reputation

Comme chacun possède sa carte d’identité, chaque internaute devrait avoir son propre nom de domaine sur internet, idéalement composé de son prénom et de son nom (même s’il est évident que cela n’est pas toujours possible), et si possible dans les principales extensions, de préférence sous la forme prenomnom.com ou prenom-nom.com (ou .fr ou .net ou autre). L’enregistrement d’un nom de domaine est aujourd’hui une formalité aussi simple que l’envoi d’un mail, et donc à la portée de tous. Les tarifs ont aussi considérablement baissé, et vous pouvez réserver un nom sur plusieurs années pour quelques dizaines d’euros. Pensez surtout à enregistrer celui de vos enfants, ça leur servira un jour.

Avantages : personne ne pourra vous subtiliser votre nom, et vous préparez le terrain pour une bon positionnement de celui-ci dans Google.

2 – Créez une page web personnelle avec les éléments positifs et publics de votre vie.

Tant qu’à avoir enregistré votre nom de domaine, autant capitaliser sur celui-ci en le faisant pointer sur votre CV simplifié, dans lequel vous consignez de façon claire et synthétique quelques trucs sur votre life : votre job, vos compétences, en restant très évasif, voire elliptique sur tout ce que vous considérez comme personnel (cette notion étant très variable selon les individus). Vous avez rarement l’occasion de parler de vous, c’est le moment : faites-vous briller. Avec modération et sans mentir, mais sans complexes non plus.

Avantages : alimenter en contenu et mettre régulièrement une page web à jour est très bon pour le référencement dans Google. Autant faire apparaître en premier dans les résultats un contenu qui vous appartient et sur lequel vous avez un total contrôle. N’ayez crainte, les hackers turcs s’intéressent rarement aux pages statiques en HTML simple.

3 – Créez-vous un pseudonyme facilement identifiable et utilisez toujours le même.

e-reputation

Vous participez, en toute transparence bien sûr, à des discussions, forums, commentaires sur les blogs, et pour les plus geeks, à Twitter et autres réseaux sociaux ? Si vous n’avez pas l’intention de tenir des propos compromettants (laissons cela aux trolls anonymes), renforcez votre identité numérique en utilisant un pseudo qui évoque directement votre vraie identité. Vous aurez tout à y gagner en matière de réputation, notamment si un futur employeur (ou une future conquête amoureuse) s’amuse à faire une recherche sur votre nom dans Google, sait-on jamais.

Avantages : vous pouvez retrouver plus facilement la trace de vos contributions sur le web, et montrer que vous dites des choses intelligentes, parfois. Cela peut également éviter qu’un usurpateur emprunte votre pseudo sur les forums qui vous tiennent à cœur.

4 – Faites des liens vers votre page perso.

Rappel technique pour les néophytes : plus une page web reçoit de liens en provenance d’autres sites, meilleures sont ses chances d’être bien positionnée dans les moteurs de recherche (avec quelques éléments de pondération toutefois). N’hésitez donc pas à essayer d’obtenir des liens d’autres sites vers votre page perso. Comment ? En demandant à des amis ayant déjà un site, mais aussi en n’oubliant pas de signer si possible toutes vos contributions avec l’adresse de votre site, que ce soit dans les forums ou les blogs. Attention à ne pas spammer en mettant des liens dans le corps du message, cela peut parfois être assez mal vu par certains modérateurs.

Avantages : vous augmentez la densité des liens pointant sur votre nom, et votre classement dans les moteurs. Du coup c’est votre contenu qui monte et qui peut finir par passer devant cette foutue page ou vous avez crié un jour de beuverie votre amour pour George Bush et qui depuis vous pourrit la vie en vous collant aux basques.

5 – Demandez un droit de rectification aux sites qui diffusent une mauvaise image de vous.

Opération délicate à manipuler avec beaucoup de diplomatie, voire une pointe d’humour, mais vous êtes dans votre droit le plus strict, celui de votre image personnelle. Si des propos, une photo ou une vidéo peu avantageux de vous sont diffusés sur un site, vous pouvez demander à ce que ce contenu soit retiré. Faites-le à l’amiable en évitant d’envoyer illico une armée de tueurs à gages ou un courrier de votre avocat. Avec les webmasters de bonne foi cela se passe généralement sans heurts. Si ce n’est pas le cas, alors vous pouvez utiliser une procédure plus contraignante, mais gare à l’effet rebond sur votre e-réputation : allez-y avec fermeté, mais courtoisie.

Avantages : vous pouvez au moins espérer désamorcer des conflits ou des malentendus par le dialogue, et en même temps montrer que vous entendez vous faire respecter.

6 – Demandez à Google de désindexer des pages portant atteinte à votre réputation.

Contrairement à une idée reçue, il y a des humains chez Google, et vous pouvez les contacter pour leur demander des choses, et leur signaler un contenu malveillant, notamment à votre encontre. Rien ne garantit que Google, qui est seul juge au final, ne s’exécute puisqu’il n’est pas responsable des contenus indexés, mais ça vaut toujours la peine de tenter le coup, même s’il faut pour cela s’adresser directement au service juridique de Google, à Mountain View, California, USA. N’attendez pas de miracles : au mieux Google supprimera la page en question de son index, ce qui est déjà énorme : une page non indexée est une page qui n’existe pratiquement plus.

Avantages : nettoyer un peu les casseroles qui traînent sur vous dans Google.

7 – Soyez vigilants sur le marquage de photos dans Facebook.

Le marquage (ou taggage) est une fonction dans Facebook qui consiste à mettre un nom sur un visage, tout simplement. Une fois une photo taggée avec votre nom, même compromettante, même publiée sans votre accord, même si ce n’est pas vous sur la photo, il sera très facile de vous retrouver. Pourtant, toute publication d’une photo incluant des personnes autres que celle publiant la photo devrait être soumise à autorisation préalable des personnes concernées. Votre seul recours est alors de supprimer le marquage vous concernant, ou de demander à la personne publiant cette photo de la supprimer. Pour cela il est indispensable de savoir si vous êtes marqué sur une photo et donc d’activer la notification dans votre profil (elle l’est par défaut)  : Paramètres > Compte > Notifications > Photos.

Avantages : éviter que votre futur employeur ne vous découvre ivre mort dormant dans votre vomi la veille d’un entretien d’embauche. Si si ça arrive.

8 – Utilisez des systèmes d’alerte sur mots-clés.

Le meilleur moyen de contrôler sa réputation et d’être informé sur ce qui se dit sur vous et de vous est encore de poser des micros et des caméras partout. Traduit en termes web, cela revient à souscrire à un système d’alertes comme Google Alerts par exemple : http://www.google.fr/alerts. Sur Google Alerts vous saisissez les mots-clés sur lesquels vous souhaitez être alertés ainsi que la fréquence des alertes, et vous recevrez celles-ci par email, avec les liens pointant directement sur les sites traitant les mots-clés en question. Redoutablement efficace en termes de surveillance, mais peut vite devenir pénible et intrusif. A utiliser avec parcimonie, sinon vous risquez de sombrer dans la paranoïa. C’est mauvais pour votre karma.

Avantages : vous avez d’un coup de très grandes oreilles.

9 – Vérifiez votre profil public sur Facebook.

Au-delà des réglages de confidentialité qu’il est vivement conseillé de paramétrer le plus finement possible en vous rendant dans Paramètres > Confidentialité, il existe dans Facebook deux fonctions très simples et assez rassurantes qui vous permettent de voir ce que voient les autres de vous. Tout d’abord ce que voient ceux qui ne sont pas inscrits sur Facebook, soit votre profil public tel qu’il est indexé dans les moteurs de recherche. Toujours dans Paramètres > Confidentialité, vous pouvez cocher la case en bas de page « Créer un profil public ». Copiez l’url de ce profil et collez-là dans un navigateur avec lequel vous n’êtes pas connecté à Facebook (ou déconnectez-vous) : vous verrez exactement ce que voit Google et les internautes de passage. Ensuite, une autre fonction vous permet de voir ce que voient cos amis, à savoir votre profil tel qu’ils le visualisent. Il suffit pour cela de vous rendre sur Paramètres > Confidentialité > Profil et de compléter le champ en haut marqué « Visualisez votre profil tel qu’il est vu par un(e) ami(e) » avec le nom d’un(e) ami(e), et vous verrez ce que voit l’ami(e) en question.

Avantages : vous montrez ce que vous voulez à qui vous voulez. Normalement.

10 – Pourquoi pas ouvrir un compte OpenID ?

OpenID kezako ? Reprenons un extrait de la définition qu’en donne Wikipedia : « système d’authentification décentralisé permet l’authentification unique, ainsi que le partage d’attributs. Il permet à un utilisateur de s’authentifier auprès de plusieurs sites (devant prendre en charge cette technologie) sans avoir à retenir un identifiant pour chacun d’eux mais en utilisant à chaque fois un unique identifiant OpenID ».

En résumé, OpenID permet théoriquement de bénéficier d’un identifiant unique et infalsifiable qui vous permet d’être connu et reconnu des sites qui ont adopté ce protocole. C’est gratuit et vous pouvez par exemple vous rendre sur OpenID France pour créer votre compte OpenID. Attention, certains diront qu’OpenID, en temps qu’outil centralisant vos données personnelles, pourrait constituer un mouchard très efficace en suivant à la trace votre activité sur le web. Je ne crois pas trop à cette version de la théorie du complot, d’autant que les sites qui acceptent l’identification par OpenID ne sont encore pas légion (et je me demande s’ils le seront un jour).

Avantages : identifiant unique et gain de temps.

Source : http://www.presse-citron.net/identite-numerique-10-regles-simples-pour-controler-son-image-sur-internet